Adoption of Romanian children

Relates to:
Date: 1989-12-28
Source: senat.fr

Written Question No. 07698 Mr. Edouard Le Jeune (Finistère - UC)
published in the OJ Senate 28/12/1989 - page 2154

Edouard Le Jeune draws the attention of the minister of State, Minister of Foreign Affairs, on the particularly painful drama that live for two years, a number of French families wishing to adopt Romanian children. Indeed, according to an established procedure, which had been previously applied, the French families

involved with the Romanian authorities an application for adoption of Romanian children, orphaned or abandoned. The Romanian government has vetoed, for no apparent reason, leaving the territory of adopted children. Adoptive parents have, on numerous occasions during trips to Romania, met the children with whom they have developed emotional ties and now find themselves helpless. As a result, he asked what action it will take to make this particularly inhumane and scandalous situation quickly ceases.

Department's Response: Foreign Affairs
published in the OJ Senate 12/04/1990 - page 769

Response. - From the beginning of the events that occurred in Romania, the question asked by the Honourable Member was raised by our embassy in Bucharest, Mr. Bernard Kouchner, Minister of State to the Prime Minister for Humanitarian Action and Ms. Georgina Dufoix during interviews they could do with the new authorities in this country. These have given a positive response that met the expectations of many French parents. In the days that followed, it became clear that the identification of children in nurseries and verifying their situation would operate faster in Bucharest and in the provinces, and it was better to consider the return of children to adoptive parents, in two stages. Under these conditions, the first flight was held Saturday, Jan. 6, which has ensured the arrival in France of sixty-three children (a 64th, which was not conducted on time at the airport, since then handed over to his adoptive family). In a number of cases (twenty-two so far), it was found that the children were not adoptable. The interlocutors of our embassy were open to try to overcome these painful situations. The Romanian authorities are now in conjunction with our embassy in Bucharest, to take stock of the files still pending on including children in nurseries in the provinces, for those of them that remain to be adoptable quickly welcomed by French families.



Adoption d'enfants roumains

9 ème législature

Question écrite n° 07698 de M. Edouard Le Jeune (Finistère - UC)

publiée dans le JO Sénat du 28/12/1989 - page 2154

M. Edouard Le Jeune attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, sur le drame particulièrement douloureux que vivent, depuis deux ans, un certain nombre de familles françaises désireuses d'adopter des enfants roumains. En effet, selon une procédure établie et qui avait été jusqu'alors appliquée, des familles françaises ont engagé auprès des autorités roumaines une demande d'adoption d'enfants roumains, orphelins ou abandonnés. Le gouvernement roumain a mis un veto, sans raison apparente, à la sortie du territoire des enfants adoptés. Ces parents adoptifs ont, à de multiples reprises au cours de voyages en Roumanie, rencontré ces enfants avec lesquels ils ont noué des liens affectifs et se retrouvent aujourd'hui désemparés. En conséquence, il lui demande quelles mesures il compte prendre afin que cette situation particulièrement inhumaine et scandaleuse cesse rapidement.

Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 12/04/1990 - page 769

Réponse. - Dès le début des événements qui se sont produits en Roumanie, la question posée par l'honorable parlementaire a été évoquée par notre ambassade à Bucarest, par M. Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de l'action humanitaire et par Mme Georgina Dufoix lors des entretiens qu'ils ont pu voir avec les nouvelles autorités de ce pays. Ces dernières ont donné une réponse positive qui répondait aux attentes de nombreux parents français. Dans les jours qui ont suivi, il est apparu que le recensement des enfants dans les crèches et la vérification de leur situation s'opéreraient plus rapidement à Bucarest qu'en province, et qu'il était préférable d'envisager la remise des enfants aux parents adoptants en deux temps. Dans ces conditions, un premier vol a été organisé le samedi 6 janvier, qui a permis d'assurer la venue en France de soixante-trois enfants (un 64e, qui n'avait pas été conduit à temps à l'aéroport a, depuis lors, été remis à sa famille d'adoption). Dans un certain nombre de cas (vingt-deux à ce jour), il s'est révélé que les enfants n'étaient plus adoptables. Les interlocuteurs de notre ambassade se sont montrés ouverts pour essayer de remédier à ces situations douloureuses. Les autorités roumaines s'emploient, maintenant en liaison avec notre ambassade à Bucarest, à faire le point des dossiers encore en instance, concernant notamment des enfants se trouvant dans des crèches en province, pour que ceux d'entre eux qui demeurent adoptables puissent être rapidement accueillis par les familles françaises concernées.

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