Pas de prison ferme pour un couple de Bécancour/ No prison for a couple of Bécancour

Date: 2008-04-10

Un couple de parents adoptifs de la région de Bécancour, dont le père avait été reconnu coupable de sévices physiques sur ses trois garçons, a finalement pu échapper à une sentence de prison ferme.

Après avoir réalisé une analyse exhaustive des arguments que lui avaient soumis les avocats au dossier, le juge Mario Tremblay a choisi d'imposer une sentence de prison de deux ans moins un jour dans la collectivité pour cet individu sans antécédent judiciaire.

Sa conjointe a eu droit à un sursis de sentence assorti d'une probation d'un durée de 18 mois.

Dès le début du prononcé de la sentence, le juge a mentionné qu'on avait affaire ici à une situation très particulière du fait que les accusés, des gens sans histoire, avaient volontairement adopté trois enfants dans le but de fonder une belle famille. Ayant hérité de trois garçons hautement carencés, ils ont eu beaucoup de mal à les éduquer.

Au point où le père, lui-même élevé à la dure, a voulu reproduire le même modèle. Avec le résultat que des coups de bâton, des coups de pied, quelquefois des coups de poing, ont été portés sur les enfants.

Me Luc Poupart, le procureur du couple, a cependant réussi à démontrer que la mère n'avait jamais porté de coups et n'avait pas cautionné ce que son conjoint avait pu faire.

Elle a cependant toléré que son conjoint menace le plus vieux des garçons de lui plonger la tête sous l'eau dans son bain à des fins de punition.

Toute cette histoire a éclaté il y a quelques années alors que des intervenants qui suivaient l'évolution des enfants dans leur nouvel environnement ont reçu des confidences de ceux-ci à l'effet qu'ils étaient victimes de mauvais traitements.

Une enquête de police devait finalement conduire au retrait des enfants de cette famille et à la mise en accusation du couple.

Ceux-ci ont toujours soutenu avoir aimé les garçons, bien qu'ils étaient particulièrement turbulents et même voleurs, et avoir tout fait pour leur offrir un cadre de vie sain. Le père n'a cependant pas convaincu le tribunal.

Travaillant de longues heures dans son milieu de travail, épuisé par d'autres travaux réalisés autour de sa résidence, l'homme a admis avoir perdu patience par bout.

Mais son but, avait-il déclaré, était d'enseigner de bons principes de vie aux garçons en leur faisant comprendre ce qui était bien et ce qui était mal.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales chargée du dossier, Me Hélène Carle, avait fait remarquer au juge Tremblay que cette façon de faire était dépassée et devenue inacceptable dans la société d'aujourd'hui.

Malgré le fait que le père n'avait aucun antécédent judiciaire, Me Carle avait plaidé pour une sentence dissuasive de quatre ans de pénitencier en soulignant que les conséquences psychologiques sur les enfants étaient importantes.

Aujourd'hui, ils ont été dispersés dans trois familles d'accueil différentes. De son côté, Me Poupart avait demandé la clémence du tribunal pour son client en précisant que c'était un homme rude certes, mais un honnête travailleur, un homme qui ne pratique pas la cruauté.

«Si vous devez imposer une peine de prison, qu'elle soit dans la collectivité», avait déclaré Me Poupart en ajoutant que le dossier de ses clients avait été largement médiatisé et avait complètement perturbé la vie de ses clients depuis deux ans.

Le juge Tremblay a conclu qu'il n'était pas nécessaire d'envoyer le père derrière les barreaux.

«Le milieu a joué son rôle, la médiatisation de l'affaire a fait en sorte que le message de dénonciation a été appliqué et que la dissuasion est déjà là.»

En rendant une sentence de prison dans la collectivité, le président du tribunal a dit que ce n'était pas une peine légère.

Passant de la parole aux actes, il a soumis le père à un couvre-feu complet, sauf pour fins de travail, pour les six premiers mois.

Pour les six mois suivants, l'assignation à résidence s'appliquera de 20h à 5h30. Enfin, l'accusé devra exécuter 180 heures de service communautaire tout comme sa conjointe



Machine translated to English:

A couple of adoptive parents in the region of Bécancour, whose father had been found guilty of physical abuse on her three boys, was finally able to escape a sentence of imprisonment.

After conducting an exhaustive analysis of the arguments that he had submitted the case to lawyers, the judge Mario Tremblay has chosen to impose a prison sentence of two years less a day in the community for this individual without prior criminal record.

His wife was given a suspended sentence with probation for a period of 18 months.

From the beginning of the sentence, the judge said it was dealing here with a very special situation that the accused people without history, had voluntarily adopted three children in order to build a beautiful family. Having inherited three boys highly deficient, they took great pains to educate them.

At the point where the father, himself raised in the hard, wanted to reproduce the same model. With the result of beatings with sticks, kicked, sometimes fists, were brought on children.

Luc Poupart, the attorney for the couple, has succeeded in showing that the mother had never worn shots and had not endorsed that his spouse was able to do.

However, she tolerated his spouse threatens the older boys to dive head under water in his bath for punishment.

This story broke a few years ago while speakers who followed the development of children in their new environment have received confessions from them that they were being abused.

A police investigation would ultimately lead to the removal of children from the family and the indictment of the couple.

They have always supported his passion for boys, although they were particularly turbulent and even thieves, and have done everything to offer them a healthy living environment. The father did not convince the court.

Working long hours in the workplace, exhausted by other work done around his residence, the man admitted that he lost patience after.

But his goal, he said, was to teach good principles of life for boys by making them understand what was right and what was wrong.

The prosecutor for criminal prosecution and criminal handling the matter, Mr. Carle Helena, pointed out the judge Tremblay that what had become outdated and unacceptable in today's society.

Despite the fact that the father had no criminal record, Carla had called for a deterrent sentence of four years in prison, pointing out that the psychological effects on children were significant.

Today, they were dispersed in three different foster homes. For his part, Mr. Poupart asked leniency for his client, stating that it was a tough man, but an honest worker, a man who does not cruelty.

"If you impose a prison sentence, whether in the community," said Mr. Poupart adding that the record of its customers had been widely publicized and had disrupted the lives of its customers for two years.

Judge Smith concluded that there was no need to send the father behind bars.

"The environment has played its role, the media coverage of the case has meant that the message of denunciation has been applied and that deterrence is already there."

In making a prison sentence in the community, the presiding judge said it was not a light sentence.

From words to action, he submitted the father to a full curfew, except for purposes of employment, for the first six months.

For the six months following the arrest apply 20h at 5:30. Finally, the accused must perform 180 hours of community service as his wife

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